Chantiers anti-nuisances sonores en Wallonie : pas avant 2028-2029
Après avoir longtemps retardé le chantier de la lutte contre les nuisances sonores sur les grands axes régionaux, le gouvernement wallon prend enfin le taureau par les cornes. Les résultats de la cartographie sonore seront connus à l'été 2027, mais les chantiers concrets ne seront pas engagés avant 2028-2029.
C'est à un dossier particulièrement complexe que le ministre wallon du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs Locaux François Desquesnes va devoir s'atteler avec des mesures attendues dès la fin de l'actualisation de la cartographie sur le bruit routier, prévue le 30 juin 2027. C'est à cette date que l'on connaîtra l'ampleur des nuisances sonores causées par le trafic routier sur les axes régionaux et que le pouvoir régional aura à faire connaître les aménagements, les travaux et les dispositions qui seront prises pour protéger la population exposée.
A cette échéance, le plan imaginé par le gouvernement wallon et approuvé en première lecture devra être confronté aux résultats de l'étude d'incidence et de la consultation du public et des acteurs impliqués. Le texte sera ensuite adopté en seconde lecture par le gouvernement wallon dans son ensemble. Le Parlement wallon n'aura ici plus voix au chapitre dans la mesure où il s'agit d'un arrêté de gouvernement et non d'un décret. La seule véritable variable dépendra donc des arbitrages décidés au sein même du gouvernement wallon et des marges de manœuvre budgétaires que l'on sait particulièrement étroites sur cette législature.
Les premiers "coups de pelle" n'interviendront en tout état de cause au mieux qu'en 2028-2029. Sont notamment envisagés la réfection et/ou le placement d'écrans anti-bruit (en 2020, on recensait seulement une soixantaine de kilomètres de tronçons équipés), le remplacement des revêtements par des revêtements moins bruyants, le placement de radars en vue de limiter la vitesse qui impacte directement le niveau sonore des véhicules.
Précisons encore que seuls les axes régionaux sont visés par le plan, c'est-à-dire les axes par lesquels transitent plus de 6 millions de véhicules par an et ceux impactés par 3 à 6 millions de véhicules par an. Les axes moins fréquentés ne seront pas incorporés dans ce plan. Ce faisant, la Région ne fait guère preuve d’ambition puisqu'elle ne fait que se conformer aux exigences minimales imposées par Bruxelles.