Des isolants à base de mycélium made in Liège ?
Le champignon champion de l’isolation ? C’est tout le travail de recherche entrepris par Elisa Hofmann à l’ULiège. Et les résultats semblent assez prometteurs.
Le prototype du matériau mycélium-terre crue qui a valu à l'ingénieure le prix décerné par Ingénieurs sans frontières.
Le mycélium a été travaillé à Bruxelles dans le cadre de la fabrication de casques de vélo, mais aussi pour une série d'autres applications intéressantes comme les formes moulées pour la protection des marchandises. Avec le travail engagé par l'ingénieure civile Elisa Hofmann, on entre dans une nouvelle dimension particulièrement intéressante : celle de l'isolation phonique et thermique avec l’utilisation du mycélium en combinaison avec d’autres métériaux comme la terre crue. C’est d’ailleurs ce uqi a valu à Elisa Hofmann de décrocher le prix Ingénieurs Citoyens 2025 décerné par Ingénieurs sans frontières. Son travail avait notamment porté Sur des analyses techniques et sur l’acceptabilité sociale de ce fameux matériau composite à base de mycélium et de terre crue.
Deux questions de recherche ont guidé la chercheuse. La première consiste à concevoir un matériau de construction capable de répondre aux enjeux de la construction durable à partir du mycélium. Plus délicate, car plus psychologique, la deuxième question de recherche a consisté à s'interroger sur le degré d'acceptabilité des myco-matériaux auprès des professionnels de la construction. Une étude qui a permis de faire avancer la cause de ce matériau pas comme les autres en pointant les freins liés à l'utilisation du mycélium, mais aussi en en identifiant les leviers.
Parmi ces leviers, figure assurément la légèreté incroyable du matériau. Sa densité est comprise entre 147 et 293 kilos au m³. Le taux de retrait du matériau est par ailleurs particulièrement faible puisqu'elle se limite à 10% environ. Quant à la conductivité thermique, elle n'a pas à rougir de ses concurrents bien installés que sont la laine de verre et la laine de roche puisque le mycélium affiche un lambda compris entre 0,041 et 0,045 W/mK.
Pour accéder à la synthèse des recherches d'Elisa Hofmann, cliquez ici.