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Durabilité

Le PEB fait (enfin) bouger les lignes tarifaires

C'est la dernière étude réalisée conjointement par Immoweb et par Belfius qui le confirme : le certificat PEB influence désormais fortement les prix de l’immobilier, que l'on soit au nord, au sud du pays ou encore à Bruxelles.

BC_Immoweb_Belfius_impact_PEB

Selon une étude d’Immoweb, les logements les plus performants énergétiquement se vendent jusqu’à 19% plus cher que des biens comparables moins bien notés, particulièrement en Flandre où la demande dépasse largement l’offre. Le certificat PEB est donc devenu un véritable facteur de valorisation immobilière, qu'il s'agisse de maisons ou d'appartements. Réalisée sur les logements mis en vente entre avril 2025 et avril 2026, l'étude fait apparaitre des impacts assez différenciés selon que l'on se trouve au nord ou au sud du pays. Ainsi, la Flandre reste la région où l’impact du PEB est le plus marqué. Une maison affichant un label A s’y vend en moyenne 18,6% plus cher qu’une maison similaire classée D. À l’inverse, une maison notée F subit une décote de 10,4 %. Pour les appartements, l’écart atteint encore 16,1 % entre un bien classé A et un logement équivalent coté D.

En Wallonie, l’effet reste important mais il est légèrement moins prononcé. Une maison classée A vaut en moyenne 12% de plus qu’une maison de catégorie D, tandis qu’un bien classé G perd 8,3% de sa valeur. Pour les appartements, la prime grimpe même à 14,1% pour un PEB A. À Bruxelles, les biens très performants restent rares. Seules 6 % des maisons actuellement sur le marché disposent d’un PEB A. Les maisons classées B se négocient toutefois 12,2% plus cher qu’un bien équivalent coté D. Les écarts sont plus limités pour les appartements, avec une hausse moyenne de 5,5 % pour les biens les mieux cotés.

Si les pourcentages ne sont pas forcément parlants, la différence est plus impressionnante lorsqu'elle est exprimée en chiffres bruts. Ainsi, traduit en euros, l’impact devient particulièrement concret. En Flandre, une maison de 150 m² avec un PEB A coûte en moyenne 93.000 euros de plus qu’une maison comparable classée F. À Bruxelles, l’écart atteint 90.000 euros entre une maison notée B et une maison G. En Wallonie, la différence moyenne est estimée à 48.000 euros.

Selon Immoweb, cette évolution traduit une prise de conscience croissante des acheteurs face au coût de l’énergie et aux futures obligations de rénovation énergétique. Réduction des factures, confort et valorisation à la revente sont donc visiblement désormais bien ancrées dans les esprits des candidats acheteurs. 

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