Les passoires énergétiques de plus en plus rares, mais...
En Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, les passoires énergétiques deviennent de plus en plus rares et les logements affichant un score A et B de plus en plus nombreux. C'est ce qui ressort d'une analyse conjointe menée par Immoweb et Belfius.
Même si les passoires énergétiques représentent encore malheureusement environ un logement sur quatre mis en vente, la part des logements bien isolés a sensiblement progressé ces derniers temps. Une évolution positive portée par un nombre de crédits de rénovation reparti progressivement à la hausse depuis 2023. La progression de ces crédits a été de 5% en 2024 et même de 8% en 2025. C'est un mouvement assez net après les dégringolades de 9% et même de 30% respectivement relevées en 2022 et en 2023 en raison de la forte hausse des taux d’intérêt. Une appétence pour la rénovation énergétique surtout relevée chez les jeunes puisque près de 60% des emprunteurs sont âgés de 35 ans ou moins.
Le tableau positif n'est pas forcément uniforme. Si la Wallonie enregistre une hausse de 24% depuis 2023 et Bruxelles une progression encore plus marquée de 51%, la Flandre affiche plutôt une stabilisation. Par ailleurs, les projets de rénovation ont plutôt semblé s'inscrire dans une phase de stabilisation. L'étude a également permis de constater que les montants moyens empruntés ont augmenté de plus de 40% entre 2024 et 2025.
Malgré ces évolutions positives, le mouvement n'est pas encore assez fort si l'on veut atteindre les objectifs fixés à l'horizon 2050. L’évolution observée au cours des dix dernières années sur les biens mis en vente sur Immoweb montre en effet que la dynamique actuelle ne permettrait pas d’atteindre les objectifs intermédiaires fixés par les régions. À rythme constant, il faudrait accélérer le mouvement d’environ 50% en Wallonie et presque quadrupler le rythme à Bruxelles pour respecter ces échéances. C’est donc peu de dire qu’il y a encore pas mal de pain sur la planche.