Normes énergétiques à l'horizon 2050 : 400 milliards d'investissements seront nécessaires
C'est un rapport du Conseil Central de l'Economie qui est quelque peu passé inaperçu pendant les fêtes de fin d'année. Ses conclusions sont pourtant lourdes de conséquences si l'on n'y prend pas garde.
400 milliards d'euros. C'est le chiffre faramineux évoqué par le Conseil Central de l'Economie pour permettre au parc immobilier belge de respecter les engagements climatiques à l'horizon 2050. Et encore, le CCE évoque un minimum absolu. C'est dire si l'effort à consentir risque d'être élevé.
En marge de l'estimation des budgets nécessaires pour procéder à cette mise à niveau, le CCE relève par ailleurs que le nombre de ménages qui seront dans l'incapacité financière à assumer cette nouvelle charge significative sera très important. Plus d’un tiers des ménages (36,6 %) est aujourd’hui exclu du crédit à long terme en raison de sa capacité de remboursement limitée ou de son âge.
Selon une estimation simplifiée du secrétariat du CCE, l’intervention publique minimale s’élèverait à 95 milliards d’euros. Cela représente 3,8 milliards à débourser par année entre 2025 et 2050. Et encore : ce chiffre ne prend pas en compte les demandes émanant des personnes très nombreuses qui ont plus de 65 ans.
A cet égard, le CCE a produit une série de recommandations afin que des mesures publiques soient mises en place pour relever efficacement ce défi et pour ne laisser personne sur le carreau.
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