1/11ème des primes Renolution seront payées, mais quid des 10/11èmes restants ?
La fin du tunnel est en vue pour 316 demandeurs de la prime Renolution. Ils devraient recevoir le montant promis au cours de ce premier trimestre. Mais quid des nombreux autres ?
Si une issue a été trouvée pour un peu plus de 300 dossiers, c'est encore le brouillard qui prévaut pour la majorité de celles et ceux qui ont cru pouvoir bénéficier des primes Renolution, sans parler du calme plat provoqué par l'arrêt brutal des primes pour les entrepreneurs.
Peut-être du neuf pour les Bruxelloises et les Bruxellois en attente du paiement de leur prime Renolution. Pour faire face à ses obligations, le gouvernement (toujours) en affaires courantes a décidé voici quelques semaines de passer aux douzièmes provisoires, un système qui permet au gouvernement en affaires courantes de s'acquitter de certains engagements financiers et donc, de procéder au paiement des personnes ayant introduit un dossier. Le hic, c'est que cet engagement budgétaire est de plus réduit. Il ne permet de couvrir qu'un onzième des engagements pris.
Fin décembre, ce n'était pas moins de 2.764 dossiers de demande de primes qui étaient mis en attente pour le montant faramineux de 42,249 millions d'euros. Et à ces 2.764 dossiers, il a encore fallu ajouter un peu moins de 1.000 dossiers liés à la période 2024 pour un montant complémentaire de 13 millions d'euros. Au total, le passif de Renolution dépasse donc les 55 millions d'euros.
Pour honorer ses obligations, une enveloppe provisoire de 5 millions d'euros a été libérée pour le premier trimestre de cette année. Elle permettra de procéder au paiement de 316 dossiers en attente. Pour les autres ? Il faudra encore qu'ils s'arment de patience. Rien ne dit d'ailleurs que les bénéficiaires des dossiers placés en attente puissent encore faire preuve de patience fort longtemps. Un groupement a été constitué qui pourrait porter le dossier en justice après avoir épuisé la voie du recours au médiateur et celle d'une question parlementaire. Le gouvernement a jusqu'au 1 juillet 2026 pour prendre attitude face à cet ultimatum.