Des logements belges menacés par la surchauffe climatique
A l'approche de la période estivale, et à quelques jours d'une élévation inhabituelle des températures, même pour un mois de mai, Renson publie les résultats d'une intéressante étude menée par l’UCLouvain et Archipelago Architects à propos du risque de surchauffe dans les logements belges.
Les Pays-Bas ont une longueur d'avance sur nous en matière de lutte préventive contre la surchauffe des bâtiments. Ici à Rijswijk, à quelques kilomètres au nord-ouest de Rotterdam.
En imaginant l'hypothèse malheureusement de plus en plus vraisemblable de températures moyennes qui augmentent de 3 °C, presque toutes les habitations du pays pourraient être touchées d’ici 2063. Sur base de ce constat, les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet jugent utile de rappeler le caractère impérieux d'une conception des bâtiments qui permette de préserver le confort thermique et donc, la santé des occupants.
D'après les calculs et les projections des auteurs, le problème de la surchauffe ne se limiterait plus aux périodes habituelles. Ces températures trop élevées pourraient s'étendre sur deux mois complets de l'année avec des conséquences importantes sur la qualité de vie, sur la santé publique, mais aussi sur la consommation énergétique engendrée notamment par la nécessité de refroidir les espaces surchauffés. Dans ce contexte, les experts préconisent la mise en place d'une « échelle de refroidissement », un cadre développé aux Pays-Bas par l’OSKA (Overleg Standaarden Klimaatadaptatie), organisme spécialisé dans les standards de l’adaptation climatique. Cette approche propose quatre étapes complémentaires pour limiter durablement la chaleur dans les bâtiments.
La première consiste à maintenir un environnement extérieur frais grâce à la végétation, aux plans d’eau et aux espaces ouverts entre les bâtiments. La conception architecturale doit par ailleurs empêcher la chaleur de pénétrer à l’intérieur. On peut atteindre cet objectif en orientant intelligemment les bâtiments et en ayant recours à des protections solaires performantes. Le troisième niveau privilégie le refroidissement passif, par exemple grâce à la ventilation nocturne permettant d’évacuer la chaleur accumulée pendant la journée. En quatrième lieu, interviennent les techniques de refroidissement actif comme les climatiseurs ou les pompes à chaleur. En conclusion, si l'on suit les préceptes des experts, plus on agit en amont, plus on est sûr d'être dans le bon.
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